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Lc

2022/09/13 – Lc, 7, 11-17

By 2024-01-04No Comments

A la porte de la ville de Naïm, Jésus, accompagné de ses disciples et d’une foule, rencontre un cortège funèbre. Le défunt était le fils unique d’une femme qui était veuve. Le Seigneur fut saisi de pitié à cause d’elle et lui dit: Ne pleure plus. Il fit arrêter le cortège et ordonna au jeune homme de se lever. Le jeune s’assit et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. La foule est saisie de crainte et rend gloire à Dieu en disant qu’un grand prophète s’était levé et que Dieu avait visité son peuple.

Jésus, accompagné de ses disciples et d’une foule, arrive à l’entrée d’un village d’où sort une autre foule accompagnant un cortège funéraire. On va enterrer le corps d’un fils unique dont la mère est une veuve. Cette femme, en plus du deuil, se retrouve dans une situation précaire: elle n’a plus personne pour la soutenir. Toute la réaction de Jésus va être vis-à-vis de cette femme.

Luc est ordinairement réticent pour parler des sentiments intimes du Christ. Mais ici il emploie un terme très fort: être remué dans ses entrailles. Il ne s’agit pas d’une pitié ou d’une compassion intellectuelle mais bien d’une pitié qui saisit physiquement. C’est ce mouvement de pitié pour cette femme qui va commander son action. Personne ne lui a rien demandé: c’est lui seul qui prend l’initiative.

A ce moment-là, Luc emploie un titre divin pour parler de Jésus, le Seigneur : En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle. C’est comme pour dire que cette pitié de Jésus révèle quelque chose de la compassion de Dieu. La compassion était un attribut de Dieu qui revenait souvent dans les Psaumes, les prophètes et la révélation à Moïse : Dieu de compassion et de miséricorde ou Dieu de tendresse et de miséricorde. Les sentiments et les gestes de Jésus sont donc spécialement révélateurs dans cet épisode.

Il dit à la femme: Ne pleure pas. Il s’avance et touche la civière sur laquelle reposait le corps. C’est en touchant la main de la belle-mère de Pierre qu’il l’avait guérie. C’est en touchant la main de la petite fille de Jaïre qu’il lui avait redonné la vie. C’est en touchant les yeux des aveugles de Jéricho qu’il leur rendra la vue. Il n’avait pas hésité à toucher un lépreux et le lépreux avait été guéri. On lui amenait des tout-petits pour qu’il les touchât. La foule cherchait à le toucher parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. (Luc 6,19)

Il est le Seigneur. Il est le Maître de la vie. Et par pitié, pour consoler sa mère, et pour lui rendre son fils, il lui redonne la vie. Jeune homme, je te le dis, lève-toi. Lève-toi, ou éveille-toi, ou ressuscite…: c’est le même mot. C’est pour cela que des Pères de l’Église, qui eux aussi avaient été touchés par le Christ au baptême, disaient que mourir, c’est se réveiller dans le Christ.

Jean Gobeil SJ

 

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