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Jn

2022/05/27 – Jn 16, 20-23

By 2024-01-04No Comments

Notre expérience nous montre que la vie est un combat, une lutte entre le bien et le mal. Notre corps est le théâtre d’un affrontement continuel entre des virus qui tentent de nous détruire et notre système immunitaire qui les repousse et nous défend. Ce combat physique manifeste d’une manière sensible une lutte plus profonde en chacun de nous entre notre volonté attirée vers le bien et notre égoïsme qui refuse l’amour, l’ouverture de soi à l’autre. En chacun de nous, nous découvrons un « monstre » et un « ange. qui s’affrontent pour nous attirer dans des directions opposées.

Lorsque ces combats deviennent virulents, ils éclatent comme des crises, des tentations qui nous déchirent, nous tirant vers deux pôles opposés, le malheur et la mort ou le bonheur et la vie. Cet affrontement impose sa violence à chacun de nous, mais encore plus à l’ensemble de l’Église, avant d’atteindre l’apothéose du rassemblement universel dans le Royaume de notre Père.

La joie de la mère qui succède à sa souffrance était une comparaison traditionnelle dans le judaïsme pour évo­quer les derniers temps, l’époque que devait instaurer le Messie. Dans le déroulement de l’histoire du salut – collectif et individuel – la souffrance précède la joie, le don de soi par amour est le prélude nécessaire de l’éblouissement, c’est à travers la croix que le chrétien s’ouvre à la résurrection.

En opposition au monde, dont la joie éphémère et superficielle cache mal son angoisse profonde, la présence glorieuse du Christ communiquera au croyant une joie fondée sur la communion avec Dieu. Mais cette communion à la Source de la vie et du bonheur n’est possible que par la médiation du Christ Jésus. Comblé de cette joie qui élimine tout doute et toute question, le chrétien s’émerveillera que ses prières, adressées à Dieu au nom de Jésus, en communion avec sa volonté, sont toujours exaucées.

Jean-Louis D’Aragon SJ

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