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McNon classifié(e)

2022/02/28 – Mc 10, 17-27

By 2024-01-04No Comments

On pourrait appeler notre texte “l’histoire d’une vocation”. Un homme vient à Jésus et l’empêche de partir. Il s’agenouille devant lui ce qui est un signe d’une vénération bien spéciale et lui dit:

“Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle?”

Jésus lui fait la remarque qu’il n’y a que Dieu qui est bon. C’est peut-être pour lui rappeler que “les choses à faire” ne sont rien en elles-mêmes: elles n’ont d’importance que dans leur relation à Dieu.

Jésus lui cite alors la partie du décalogue qui concerne les devoirs vis-à-vis du prochain en ajoutant le résumé: “ne fais de tort à personne”.

L’homme répond qu’il a toujours fait cela.

Il est donc un bon Juif, religieux et fidèle à observer les commandements de Dieu.

“Alors Jésus le regarda et se mit à l’aimer.”

Comme dans l’Alliance avec Israël, l’amour de Dieu a toujours précédé sa parole et son action de salut. Il a évidemment précédé la réponse d’Israël. Ici, l’amour de Jésus précède l’appel qu’il va faire: “Viens et suis-moi.”

Cet appel n’est pas fait à tout le monde mais bien à un particulier. C’est le même appel qui a été fait à Simon et André qui ont aussitôt laissé leurs filets, de même pour Jacques et Jean qui ont quitté leur père et leur barque. Ici, son appel est très exigeant mais cette exigeance sera retenue dans l’Eglise primitive: le partage des biens au service des pauvres de la communauté sera considéré comme quelque chose d’essentiel.

On découvre après l’appel de Jésus que cet homme était très riche. Les richesses ne sont pas présentées comme une mauvaise chose ou comme une faute mais elles empêchent cet homme de répondre à l’appel: il n’est pas libre à cause d’elles.

Le sens global du récit n’est pas l’abandon des richesses mais plutôt l’attachement à Jésus qui doit être primordial. L’homme était un bon Juif, fidèle à observer le décalogue et qui n’avait rien fait de mal. Mais Jésus demande plus, un dépassement pour s’attacher à lui-même.

L’attachement aux richesses sont pour Jésus un obstacle insurmontable pour les seules ressources humaines. Mais pour Dieu, déclare Jésus, il n’y a rien d’impossible. Dieu peut pourvoir à la libération qui permettra le don total au Christ.

Jean Gobeil SJ

 

 

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