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Semaine de l'Épiphanie

(Français) 2021/01/06 – Mc 6, 45-52

By Sunday December 27th, 2020No Comments

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Après avoir nourri la foule, Jésus fait partir ses disciples vers l’autre rive du lac et lui-même ensuite renvoie la foule. Puis il monte sur la montagne pour prier. Le soir vient et, avec des vents contraires, les disciples se débattent avec les rames. Jésus vient vers eux en marchant sur la mer. Les disciples, en le voyant, crurent que c’était un fantôme et se mirent à crier. Jésus leur dit: Confiance. C’est moi: n’ayez pas peur. Il monte dans la barque et le vent tombe. Les disciples sont stupéfaits: ils n’avaient pas compris le miracle des pains parce que leur cœur était aveuglé.

Marc avait déjà mentionné qu’après la journée de Capharnaüm avec ses miracles et la foule qui avait afflué le soir, tôt le lendemain matin Jésus était allé dans un endroit désert pour prier. Ici encore, après le départ de la foule, il sent le besoin de prier. Luc mentionnera plusieurs fois ces prières de Jésus. C’est pour prier qu’ils était monté sur la montagne avec trois disciples lors de la Transfiguration.
C’est après avoir prié qu’il donne aux disciples la prière du Notre Père. C’est comme si Jésus avait eu besoin dans son humanité de la présence du Père pour s’associer à sa volonté. C’est un exemple pour la communauté de Marc qu’on croit soumise à une persécution à Rome. Ils ont besoin d’être encouragés dans leur difficultés.

Cet arrière-plan est important pour comprendre pourquoi Marc, dans son évangile, traite sévèrement les Douze: ils sont lents à comprendre, ils ont le coeur aveuglé et Jésus leur reproche souvent leur manque de foi. Ils vivaient pourtant avec Jésus: les choses auraient dû être faciles pour eux. Marc dit à ses auditeurs que ce n’était pas si facile. Il faut vivre longtemps avec le Christ pour le connaître et cette connaissance suppose toujours de la conversion: il faut avoir le cœur ouvert pour se laisser transformer par lui.

Ainsi, la communauté de Rome ne doit pas être surprise des difficultés qui surgissent. C’est peut-être pour elle que Marc fait se dernière remarque: ils n’avaient pas compris le miracle des pains. C’est plutôt énigmatique dans le texte. Il donne cela comme une explication de ce qu’ils ont eu peur en voyant Jésus marcher sur les eaux. Mais on peut la voir comme une suggestion aux chrétiens de Rome. Ils doivent se rappeler, eux, ce que veut dire le miracle des pains. C’est le symbole de la vie que le Christ apporte. Il est le Seigneur de la vie. Et s’ils se rappellent que pour son œuvre, il veut s’associer ses disciples, ils savent alors qu’ils peuvent compter sur sa présence pour accomplir son œuvre.

C’était pour obéir à Jésus que les disciples étaient partis dans leur barque. Il les avait forcés, dit le texte. Il leur avait même donné la direction: Bethsaïde, une ville de l’autre côté du lac, sur la frontière des territoires païens. C’est en lui obéissant qu’ils avaient rencontré la nuit, les vents contraires et le houle. Les chrétiens de Rome sont invités à se joindre aux Douze dans leur barque et à entendre pour eux la parole du Christ:

Ayez confiance: c’est moi. Ne craignez pas.

Jean Gobeil SJ