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2021/11/06 – Lc 16, 9-15

La parabole du gérant avisé se prolonge dans trois exhortations de Jésus. Le gérant s’est fait des amis avec l’argent dérobé à son maître. Il sera accueilli par chacun des débiteurs de son maître pour le reste de sa vie. À l’exemple du gérant, le disciple de Jésus se fait des amis avec ses aumônes aux pauvres. Cet argent est « trompeur » car il procure une illusion, celle d’une valeur qui durera toujours, alors qu’elle peut disparaître à tout moment. Bien plus, l’argent suscite la pire des illusions, celle d’être riche par soi-même, de posséder le bonheur sans Dieu. Au moment où l’argent, cette valeur superficielle et fragile, disparaîtra, les pauvres seront vos intercesseurs auprès de Dieu.

Le test de l’argent prêté

L’argent, comme notre vie, ne nous appartient pas. Dieu nous le prête pour exercer notre liberté et notre responsabilité. Jésus exprime cette même vérité par trois affirmations parallèles :
a) Celui qui se montre digne ou trompeur dans « une petite affaire », c’est-à-dire dans la vie présente, sur terre, sera digne ou non dans une grande, c’est-à-dire la véritable richesse du Royaume de Dieu. Autrement dit, la manière d’utiliser l’argent ici-bas conditionne notre participation au bonheur du Royaume.
b) Si on n’est pas « digne de confiance » avec l’argent trompeur, fascinant par ses illusions, qui nous confiera le bien véritable, celui du ciel, qui ne disparaîtra jamais?
c) Si vous n’êtes pas dignes de confiance pour des biens étrangers comme l’argent, prêtés par Dieu, qui ne vous appartiennent pas, le vôtre, le vrai bonheur de l’au-delà auquel Dieu vous appelle, qui vous le donnera ?

Les trois antithèses se résument donc à une seule, la richesse d’ici-bas ou celle de l’au-delà :
– « une petite affaire » opposée à « une grande »;
– « l’argent trompeur » ou « le bien véritable » ;
– « des biens étrangers » ou votre véritable bien, la vie éternelle que Dieu vous a promise.

Jésus en vient finalement à l’opposition radicale, Dieu ou l’Argent. Pour celui qui en fait la priorité de ses désirs, l’Argent devient une idole, qui se pose en rivale de Dieu. Un esclave ne peut être au service exclusif de deux maîtres. Il appartient à l’un ou à l’autre, il sert l’un ou l’autre. Dieu exige une loyauté exclusive, car il est un Dieu d’amour, un « Dieu jaloux ». Lorsque la personne humaine essaie de profiter d’une double loyauté, de servir deux maîtres opposés, Dieu et l’Argent, elle se divise et se détruit. L’unité de son être exige l’adhésion totale à son Seigneur.
Tous n’acceptent pas une opposition aussi radicale entre Dieu et l’Argent. Les Pharisiens, par exemple, s’appuyaient sur l’Ancien Testament pour estimer l’argent, car les biens terrestres y apparaissaient auréolés des bénédictions divines. La richesse était le signe que le Seigneur approuvait comme juste la conduite d’une personne. Notre société s’accorde souvent avec cette admiration devant les immenses fortunes. Mais l’estime dont profitent les riches devant le monde n’est qu’apparente. La réalité, c’est la conscience, le cœur de toute personne, que Dieu scrute et juge.

Conclusion

L’argent est un moyen puissant, très utile, car il permet les échanges entre les humains d’une société, que Dieu a créés pour être solidaires et se compléter. Nous ne pouvons pas survivre dans notre monde sans avoir une monnaie d’échange. Par mépris, on parle parfois de « l’argent sale ». Cet argent méprisable n’existe pas en lui-même, c’est nous qui le rendons sale ou propre. La mauvaise ou la bonne utilisation de l’argent dépend de nous, de notre égoïsme ou de notre amour dans le don de nous-mêmes.

Une fable d’Ésope illustre l’ambivalence de l’argent. Elle met en scène un esclave que son maître envoie au marché pour acheter le mets le meilleur pour un festin. L’esclave revient du marché avec de la langue. Une autre fois, le maître envoie de nouveau son esclave avec la consigne, cette fois, d’acheter le mets le plus détestable. L’esclave revient avec…encore de la langue. Le maître lui demande l’explication de son choix, la langue dans les deux cas opposés. L’esclave lui répond que la langue peut être ce qu’il y a de meilleur ou de pire ; tout dépend de la manière de l’utiliser. On peut en dire autant de l’argent !

Jean-Louis D’Aragon SJ

2021/11/05 – Lc 16, 1-8

Le problème de l’argent

L’argent a toujours été une question d’actualité, car il régit nos rapports avec les autres. Il donne des droits pour posséder, il peut même rendre les autres nos esclaves et il peut, également, devenir une expression éminente de la charité par l’aumône.

L’égoïsme, malheureusement, s’est régulièrement emparé de ce moyen, qui fascine tellement qu’il devient la priorité de l’existence humaine et qu’il occasionne une multitude d’injustices : vols, corruption, enlèvements, chantage,…Par exemple, combien de disputes et de divisions provoquent les testaments dans les familles !

L’évangéliste Luc est très sensible à l’enseignement de Jésus à propos de l’argent. Il est le seul évangéliste à rapporter les paraboles significatives du riche insensé (12,13-21), du riche et du pauvre Lazare (16,19-31). De même, le 3e évangile est seul à conclure un enseignement de Jésus par deux déclarations générales : « Donnez aux pauvres…et tout sera pur pour vous » (11,41) et « Vendez vos biens et donnez l’argent aux pauvres Munissez-vous de bourses qui ne s’usent pas… » (12,33).

Dans le passage d’aujourd’hui, Luc présente une parabole tellement pleine de sens qu’il lui rattache trois conclusions ou applications, que nous trouverons dans l’évangile de demain : l’argent de l’amitié (v. 9), le test de l’argent (vv. 10-12) et le choix entre Dieu et l’argent (v.13).

Habileté du gérant

Pour comprendre cette parabole, il faut la replacer dans le contexte social et économique de l’époque. De riches propriétaires, étrangers et païens, possédaient en Galilée de vastes domaines, dont ils confiaient l’administration à un intendant. Eux-mêmes habitaient souvent au loin.

Même si les mesures que l’intendant mentionne ne sont guère précises pour nous, il est possible d’en avoir une vague appréciation. Un « tonneau » équivalait à environ 45 litres, tandis qu’un « sac » de blé contenait 400 litres. Les quantités dans les deux cas sont considérables. Comment des individus pouvaient-ils avoir contracté d’aussi énormes dettes ? Il ne s’agissait pas, en fait, de simples individus, mais de marchands, qui achetaient de larges quantités d’huile et de blé pour les revendre. Ils s’acquittaient de leurs dettes envers le propriétaire à mesure qu’ils vendaient les produits qu’ils avaient achetés.

La remise que le gérant accorde aux débiteurs de son maître est considérable, car elle équivaut à 500 journées de travail. En signant une nouvelle créance, les débiteurs savent qu’ils auront une importante dette de reconnaissance envers le gérant. Celui-ci montre son habileté en accordant à chacun la même remise, de façon qu’il n’y ait pas entre les débiteurs une jalousie, qui pourrait se retourner contre le gérant, qui aurait accordé plus à l’un qu’à l’autre.

Éloge d’un voleur ?

Le gérant se fait donc des amis avec l’argent de son maître. Comment Jésus peut-il alors louer l’action d’un voleur ? Mais le stratagème du gérant peut avoir deux aspects, l’un répréhensible, l’autre louable. Jésus ne se compare-t-il pas à un voleur, qui peut surprendre à n’importe quelle heure ? De même ici, l’action du gérant est un vol, mais il a pris très rapidement une décision qui assure son avenir, car il était coincé. Ce que Jésus loue, ce n’est pas évidemment le vol, mais l’intelligence et la rapidité de la décision du gérant pour se tirer d’affaire. Les débiteurs de son maître vont accueillir chez eux ce gérant, à qui ils doivent une large reconnaissance.

Jésus nous propose comme modèle ce gérant, qui a pris une décision rapide et radicale. Se détourner de ce qui nous sépare du Seigneur, se convertir, est urgent, car le temps avance et nous rapproche de la fin de notre pèlerinage sur terre. Le temps est plus court que nous le pensons. La tentation consiste à remettre toujours au lendemain la décision vitale. Saint Augustin comparaît ses chrétiens aux corbeaux qui croassent : « Cras, cras, cras (en latin), demain, demain, demain ».

La conclusion de Jésus semble pessimiste, mais elle est réaliste pour susciter la honte chez les chrétiens. « Les fils de ce monde », dont parle Jésus, sont les gens qui misent toute leur existence sur la vie présente et déploient toute leur énergie pour une réussite temporaire. Ils agissent avec plus de volonté et d’intelligence à leur niveau, sans Dieu, que « les fils de la lumière », ceux qui visent au-delà de la seule existence d’ici-bas. La réussite chrétienne exige plus qu’une routine facile et monotone !

Jean-Louis D’Aragon SJ

2021/11/04 – Lc 15, 1-10

L’introduction à ce chapitre indique que les trois paraboles que Jésus proposera par la suite ont pour but de répondre aux critiques des Pharisiens et des docteurs de la Loi. Ceux-ci accusent Jésus de bien accueillir les pécheurs et de manger avec eux. Il partage avec eux la même nourriture et, symboliquement, la même vie, puisque la nourriture renouvelle la vie et revêt ainsi une valeur sacrée. Les Pharisiens, dont le nom signifie « les séparés », évitaient tout contact avec les personnes considérées comme impures et qui pouvaient les contaminer.

L’observance de la Loi, expression de la volonté divine, est essentielle pour être en accord avec Dieu. Ne pas l’observer, c’est se séparer de Dieu, se mettre sur le chemin de sa perdition. Il faut donc connaître la Loi et l’observer, car c’est la seule voie du salut, selon les Pharisiens.

Ceux qui n’observent pas la Loi sont dans une condition de malédiction. De même qu’on évite tout contact avec les pestiférés, comme les lépreux, de la même manière on doit éviter encore plus toute proximité avec ceux qui ont en eux la peste morale, qui corrompt le coeur du pécheur. Leur contact transmet leur corruption.

Jésus, au contraire, qui accepte de rencontrer les pécheurs et de partager avec eux la même nourriture, doit se défendre contre les attaques des Pharisiens et justifier sa conduite envers les pécheurs. Les verbes à l’imparfait, (les pécheurs) « s’approchaient » et (les Pharisiens) « critiquaient », expriment des actions qui se répètent, et non pas des gestes isolés. Jésus répond à ses adversaires qu’il agit comme Dieu, mandaté par celui qui se réjouit de la conversion d’un seul pécheur. L’idée centrale des trois paraboles est donc l’affirmation de la joie de Dieu pour le retour (la conversion) de ce qui était perdu, le mouton, la pièce de monnaie et le fils prodigue.

La brebis et la monnaie retrouvées

La même parabole de la brebis perdue se retrouve dans Matthieu 18,12-14, mais la perspective est différente. Chez celui-ci, ce n’est pas Dieu qui se soucie du mouton égaré, mais les chefs de l’Église qui ont le devoir de veiller sur les petits et de réconforter ceux dont la foi menace de sombrer. Le souci de Dieu à l’égard des plus modestes membres de son troupeau (Luc) se prolonge donc dans les autorités de son Église (Matthieu).

Dans les trois paraboles, la joie éclate à quatre reprises (vv. 6, 9, 24 et 32). Au lieu de la tristesse pessimiste des Pharisiens, qui déplorent la corruption du monde autour d’eux, Jésus exulte de la joie de Dieu à la vue des pécheurs qui viennent vers lui. Jésus invite implicitement ses détracteurs à se réjouir comme Dieu, que lui-même, le Christ, représente.

Le berger ne se contente pas d’attendre et d’espérer le retour de la brebis perdue, comme le père du fils prodigue; il part à sa recherche. Dieu fait toutes les avances pour que la brebis revienne. Après l’avoir trouvée, il ne la ramène pas tout simplement en la conduisant vers le bercail, il la prend sur ses épaules, épargnant la fatigue du chemin à sa brebis épuisée. Sa générosité trouve sa récompense dans la joie qu’il veut partager avec ses amis, « Réjouissez-vous avec moi! »

« La pièce d’argent perdue » répète avec insistance le même enseignement. Cette pièce d’argent possède une valeur économique pour la femme, mais surtout sentimentale, puisque les dix pièces d’argent constituent sa dot. Puisque sa maison n’a pas de fenêtre, elle allume une lampe et elle balaie le sol couvert de paille, dans laquelle la pièce qu’elle cherche se trouve cachée. Comme le berger, elle partage sa joie avec ses amies et ses voisines.

Comment comprendre que le retour d’un seul pécheur puisse provoquer plus de joie que 99 justes « qui n’ont pas besoin de conversion ». Ces 99 n’auraient donc pas d’importance? Ils n’auraient pas besoin de se convertir, alors que tous les humains sont des pécheurs, qui ont besoin de conversion. Ce qui est sous-jacent, c’est que ces « 99 » représentent les Pharisiens, qui pensent ne pas avoir besoin de se convertir, parce qu’ils observent la Loi et s’estiment justes. Jésus osera même affirmer que le publicain est devenu « juste » après sa prière dans le Temple, mais non pas le Pharisien, qui a l’illusion de s’être rendu juste par lui-même, par son observance de la Loi (Luc 18,14).

Conclusion

L’attitude et les principes des Pharisiens et de Jésus sont en flagrante opposition. Les Pharisiens se défendent contre le mal et prennent les mesures qu’ils jugent efficaces pour se protéger. En conséquence, on se réfugie dans un ghetto où seuls, les justes, ont droit de cité, ils se donnent bonne conscience, mais ils versent dans l’orgueil de s’estimer parfaits et de condamner les pécheurs. Jésus, au contraire, enseigne par sa conduite la puissance conquérante de l’amour, qui met en oeuvre le dynamisme que le Créateur a inscrit dans chaque personne humaine, qui s’oublie par amour pour secourir les faibles. Entre se replier sur soi-même pour s’enfermer dans la pauvreté de sa personne ou s’ouvrir aux autres par amour, le choix est tout indiqué par Jésus.
Une scène dans la carrière de Vincent-de-Paul illustre l’opposition entre les Pharisiens et Jésus. Dans une localité où sévit la peste, Vincent rencontre les notables de l’endroit, réunis dans une vaste demeure. Ils disent à « Monsieur Vincent » que les malades atteints de la peste ont été emmurés dans une maison où ils n’ont plus qu’à attendre la mort. Les personnes valides, de leur côté, éviteront la peste et survivront. Révolté, Vincent se rend à cette sorte de prison où sont enfermés les pestiférés, arrache les poutres qui obstruent toutes les issues et libèrent ces malades pour les soigner et les réconforter. Au cours des siècles, combien de témoins de cet amour, enseigné et vécu par le Christ, ont soigné et consolé les pestiférés et les lépreux au prix de leur vie?

Jean-Louis D’Aragon SJ

20211/11/03 – Lc 14, 25-33

Aux foules qui le suivent, Jésus déclare que pour être son disciple il faut lui donner la priorité absolue, même sur sa propre vie, et être prêt à prendre sa croix pour le suivre. Pour prendre cet engagement, comme pour celui qui entreprend une construction importante ou comme le roi qui s’engage dans une campagne de guerre, il faut être conscient des conséquences de cet engagement. On ne peut être son disciple à moins de renoncer à tous ses biens.

L’auditoire est changé: au lieu d’un repas avec des Pharisiens, Jésus s’adresse à des foules. Luc ne dit pas qu’elles suivent Jésus, un mot qu’il garde pour ceux qui sont des disciples. Mais elles marchent avec lui: c’est un auditoire plus sympathique que les Pharisiens qui l’observaient. Ce n’est pas hasard que Luc a mis ces paroles de Jésus après la parabole du festin où les premiers invités qui avaient refusé de venir étaient remplacés par des gens de condition beaucoup plus humble. C’est un avertissement que pour répondre à l’invitation du Royaume et être ses disciples il y a des exigences.

Venir à Jésus n’est pas suffisant pour être un disciple. Il y a un engagement à prendre. Il faut lui donner une priorité absolue, une priorité sur toute autre bonne chose ou personne et même sa propre vie. Ensuite, pour marcher derrière lui, c’est-à-dire le suivre ou être son disciple, il faut porter sa croix. Pour les auditeurs, cela veut dire partager ses difficultés et ses épreuves. Mais pour les lecteurs de l’évangile, les chrétiens, c’est une anticipation du Calvaire: un disciple doit s’unir à la Passion du Christ. Saint Paul parle de compléter la Passion du Christ.

On ne peut donc s’engager à la légère. Il faut prévoir et se préparer comme l’illustrent les deux paraboles: celui qui bâtit une tour, une structure de défense, et celui qui engager une opération militaire. Les deux doivent se préparer et ne pas négliger de voir les conséquences de leur démarche: on ne peut pas rebrousser chemin.

La préparation pour un disciple est résumée dans la dernière phrase: il faut renoncer à tous ses biens. C’est dire que la préparation suppose le rejet ou la séparation de tout ce qui empêche d’être donné totalement au Christ.

Jean Gobeil SJ

 

 

 

2021/11/02 – Lc 12, 35-40

La parabole est une illustration de la nécessité de la vigilance, de la patience et de la fidélité que doivent avoir les disciples. C’est un thème qu’on retrouve souvent dans l’évangile de Luc parce qu’il s’accorde bien avec la notion du temps de cet évangile.

Le temps de Luc c’est le temps de l’Église. C’est le temps à la fois du déjà là et du pas encore.
Le Royaume est déjà là. Le Seigneur avertit ses disciples qu’il ne faut pas l’attendre. Il ne faut pas se laisser tromper par ceux qui disent qu’ils savent où il est ou bien qu’il s’en vient. C’est le présent, le maintenant qui est important car:
Car voici que le Royaume de Dieu est au milieu de vous. (Luc 17,21)

Les trois premiers chapitres de l’évangile montraient qu’avec l’Incarnation du Christ, l’Esprit Saint était présent et actif. Le Royaume était commencé et la joie, l’action de grâce et la louange abondaient.

Ainsi Luc changeait la perspective des toutes premières communautés. Au lieu de l’attente d’un futur c’est la réponse à une présence que devaient montrer les disciples: c’est le temps de l’Église.

Mais le Royaume n’est pas encore manifesté dans toute sa gloire. Il y a encore la présence du mal, la possibilité des persécutions, la faiblesse et parfois l’abandon des disciples. Il y a l’absence du Christ visible. Comme dans la parabole, la nuit peut paraître longue et les disciples ont besoin d’être encouragés.

C’est ce que fait aussi la parabole en parlant d’un repas que le maître donne à ses serviteurs. Le ciel était souvent représenté comme un repas avec le Seigneur. Dans un repas où Jésus faisait une remarque sur la résurrection des justes un convive avait ajouté:
Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu. (Luc 14,15)

Un repas représente non seulement la présence visible mais encore l’intimité. C’est l’encouragement qu’offre l’Apocalypse qui donne comme une explicitation de la parabole : Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi.
(Apocalypse 3,20)

Jean Gobeil SJ