20e Semaine Ordinaire

2021/08/16 – Mt 19, 16-22

By mardi 3 août 2021 No Comments

Un jeune homme demande à Jésus qu’est-ce qu’il doit faire pour avoir la vie éternelle. Jésus répond, un peu sèchement, en rappelant que cette question ne doit pas oublier qu’il s’agit de répondre à un Dieu qui est bon. Ce que Dieu demande d’abord c’est l’observance des commandements. Il lui rappelle les commandements vis-à-vis du prochain, en concluant: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Le jeune homme dit avoir observé tout cela depuis son enfance. Il demande qu’est-ce qui lui manque encore. Jésus lui répond: Si tu veux être parfait, sépare-toi de tes richesses et suis-moi. Et le jeune homme s’en alla tout triste car il avait de grands biens.

Un jeune homme riche vient voir Jésus. Il faisait peut-être comme on faisait à l’époque. L’historien juif de la génération suivante, Flavius Josèphe rapporte que dans sa jeunesse il fit des séjours auprès de maîtres, rabbins ou philosophes. C’est peut-être ce que veut faire ce jeune homme.

Jésus commence donc par lui rappeler qu’il ne s’agit pas de quelque chose mais de quelqu’un: il s’agit d’une relation avec Dieu. Jésus commence par ce que Dieu demande: les commandements. Il lui rappelle les commandements touchant à la conduite vis-à-vis du prochain et termine avec l’amour du prochain, tel que stipulé dans le Lévitique (19,18).

Le jeune dit avoir observé tout cela et il semble bien sincère. Ce qui suit n’est plus de l’ordre des commandements. C’est une offre que Jésus lui fait. Si tu veux être parfait….
Mais Jésus a employé le même mot, dans le sermon sur la montagne, pour dire que ses disciples doivent être parfaits comme leur Père céleste. C’est bien une invitation à être son disciple: Suis-moi…

Mais pour être son disciple, il faut qu’il se libère de ses richesses. Le jeune homme n’est pas capable d’abandonner ce qui fait sa sécurité. Il ne donne pas de fausse raison. Il s’en va triste.

Les disciples ne peuvent oublier l’aide au prochain mais ici, il semble que le point précis est la disponibilité. Après tout, Pierre n’a pas vendu sa maison avant de suivre Jésus. On voit dans le livre des Actes, Barnabé faire exactement cela et venir déposer l’argent aux pieds des apôtres. Mais cela semble exceptionnel. Marie, la mère de Marc, cousin de Barnabé et très probablement l’auteur d’un évangile, n’avait pas vendu sa maison: c’est là que se réunissait l’église pour prier quand Pierre était en prison. (Actes 12,12). Mais il est également clair dans l’église primitive que les chrétiens gardaient leurs biens disponibles pour aider ceux qui étaient dans le besoin.

Mais pour être disponible, il faut être capable de se libérer…

Jean Gobeil SJ