19e Semaine Ordinaire

2021/08/11 – Mt 18, 15-20

By mardi 3 août 2021 No Comments

Jésus donne des instructions à ses disciples, instructions qui, pour Matthieu, valent pour toute communauté chrétienne. Quand un membre commet un péché, un membre doit l’avertir. S’il n’écoute pas, il faut alors l’avertir à deux ou trois. S’il n’écoute pas, c’est alors la communauté qui doit le reprendre. S’il refuse d’écouter, il doit alors être exclus de la communauté. Le pouvoir de lier et de délier qui avait été donné à Pierre est maintenant donné aux disciples. Si deux se mettent d’accord pour demander quelque chose au Père, ils l’obtiendront.
Quand deux ou trois sont réunis en mon nom je suis au milieu d’eux.

Le chapitre 18 contient ce qu’on appelle le discours sur l’Église. Il commence par rappeler aux disciples que le plus grand dans le Royaume des cieux est celui qui se fera petit comme un enfant. Et Jésus ajoute qu’accueillir un de ces petits en son nom, c’est l’accueillir lui-même. Il continue avec la parabole du berger qui abandonne 99 brebis pour cherche la brebis égarée en ajoutant que cette brebis égarée est l’un de ces petits et que le Père ne veut pas qu’un seul soit perdu.

Il est clair avec cette parabole, qu’en parlant des petits, Jésus veut rappeler aux disciples qu’ils ne doivent pas négliger dans la communauté ceux qui sont faibles ou méprisés ou dont la foi n’est pas solide. Il faut même leur porter une attention spéciale. C’est une recommandation qui reste actuelle pour n’importe quelle communauté ecclésiale.

Mais il y a des membres qui peuvent, par leur conduite ou par les idées qu’ils prônent, perturber la communauté. C’est le cas concret et réaliste qui est visé par cette parole de notre texte:
Si ton frère a commis un péché… L’approche doit être délicate. Il ne s’agit pas de condamner mais bien de gagner un frère, c’est-à-dire d’aider un frère en besoin d’assistance. On évite la publicité et ce n’est qu’en dernier essor qu’on se tourne vers la communauté. Personne ne peut dire que ce qu’un autre fait ne le regarde pas parce que chacun est membre de la communauté et que la communauté est importante comme le montre la déclaration suivante. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux.

La foi chrétienne n’est pas une affaire purement individuelle. C’est le sens de la réflexion de saint Augustin : Unus christianus, nullus christianus. Si un chrétien est seul, il n’y a plus de chrétien.

Jean Gobeil SJ