17e Semaine Ordinaire

2021/07/27 – Mt 13, 36-43

By lundi 28 juin 2021 No Comments

C’est l’explication de la parabole de l’ivraie dans laquelle des serviteurs découvrent qu’il y a de l’ivraie qui pousse avec le blé et offrent à leur maître d’aller l’arracher. Celui-ci refuse parce qu’il faudrait arracher en même temps du blé. Il va donc laisser pousser les deux et il fera le tri au moment de la moisson. Il suggère que c’est un ennemi qui a semé cette ivraie. L’explication montre que cette parabole est en réalité une allégorie: le champ, c’est le monde; l’ennemi c’est le démon; le bon grain ce sont les fils du Royaume; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais; la moisson, c’est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges, envoyés pour enlever tous ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal. Alors les justes resplendiront comme le soleil.

Après les paraboles de la petite graine de sénevé qui grandit et devient un arbre et celle de la pincée de levain invisible qui fait lever toute une quantité de pâte, pour expliquer que le Royaume a d’abord des débuts modestes et que sa véritable action est invisible, la parabole de l’ivraie vient répondre à une autre question qui inquiète la communauté de Matthieu. On trouve la clé de cette question dans la description des fils du Mauvais.

Ce sont ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal.
Avec le temps, les membres de la communauté ont fait l’expérience qui les a surpris: il y en a encore qui font du mal; il y a eu des défections, des abandons; il a peut-être eu des commencements d’hérésie où des membres de la communauté ont été entraînés dans l’erreur. Comment se fait-il qu’il y ait encore la présence du mal dans le Royaume?

La réponse est que ce n’est qu’avec la fin du monde que le mal sera définitivement jugé et séparé des justes.

Dans l’intervalle qui est constitué par le temps de l’Église, la patience et la fidélité en dépit de tout sont des vertus nécessaires qu’il faut conserver malgré les difficultés si on veut rester de ces justes qui resplendiront comme le soleil.

Jean Gobeil SJ