17e Semaine Ordinaire

2021/07/26 – Mt 13, 11a.16-17

By lundi 28 juin 2021 No Comments

Les disciples viennent de demander à Jésus pourquoi il parle aux foules en paraboles. Jésus leur dit qu’ils sont heureux, eux, de connaître les mystères du Royaume en voyant et en entendant ce que les prophètes et les justes dans le passé attendaient.

Jésus s’est assis dans une barque pour enseigner la foule. Il leur parle en paraboles en commençant par la parabole du semeur. La parabole est un récit en image qui permet de caractériser une situation sans la dire explicitement. Et l’Aspet un peu mystérieux est ce qui interpelle délicatement l’auditeur et lui fait se demander où il se situe dans cette situation ou bien à quoi s’applique cette parabole.

Mais pour avoir accès au sens de la parabole, l’auditeur doit se sentir concerner : il doit accepter d’être interpeller sinon elle demeure un énigme. Pour comprendre la parabole, il faut être ouvert et disponible. C’est différent pour les disciples. Ils se sont déjà engagés à la suite de Jésus. Ils peuvent comprendre dans le sens d’accepter, car la parabole n’est pas simplement un message codé qu’il s’agit de traduire en une connaissance précise comme une pièce d’information. Elle peut toujours être approfondie et continue à nous questionner.

Les disciples étaient donc dans la situation idéale pour recevoir la parabole et pourtant ils n’ont pas épuisé le sens de la parabole du semeur. C’est pourquoi, tout de suite après notre texte, Jésus va leur donner une longue explication. Pour l’instant, Jésus les déclare bienheureux parce qu’ils ont déjà accès aux mystères du Royaume,  à la venue du Royaume tant espéré par les prophètes et les justes de L’Ancien Testament. Pour nous aussi, les paraboles sont là pour nous faire pénétrer plus loin dans les mystères du Royaume.

Ces justes dont parle Jésus étaient des modèles de fidélité et de confiance dans l’attente du Messie que Dieu avait promis. Le vieillard Syméon lors de la Présentation de Jésus au Temple en est un exemple : il était « juste et pieux ». Aussi la présence de Jésus lui fut elle révélée. Très tôt dans la chrétienté, il y eut une dévotion pour les parents de Marie, Anne et Joachim.  Ils étaient considérés comme ces justes qui avaient été suscités par Dieu pour préparer celle qui serait la Mère de Dieu.

Il y a 350 ans, sur la côte de Beaupré à une bonne distance de la Ville de Québec, on construisit le long du Fleuve où se trouvait tous les colons ce cette époque une chapelle en l’honneur de sainte Anne. Trois ans plus tard, on la remplaça par une église en « colombages et pierrotteries ». Quinze ans après, ont construisit une église en pierre qui servit pendant 200 ans jusqu’à ce qu’elle brûle et soit remplacée par ce qui est aujourd’hui la Basilique de Ste Anne de Beaupré. Elle représente un beau témoignage de foi de 350 ans dans la continuité du plan de Dieu.

Jean Gobeil SJ