16e Semaine Ordinaire

2021/07/19 – Mt 12, 38-42

By lundi 28 juin 2021 No Comments

Des scribes et des pharisiens demandent un signe à Jésus. Jésus répond que le seul signe qui sera donné sera celui de Jonas. Comme Jonas est resté trois jours dans le ventre du monstre, ainsi le Fils de l’homme restera trois jours et trois nuits dans le cœur de la terre. Suit une condamnation: les gens de Ninive qui se sont convertis en réponse à la parole de Jonas se lèveront pour condamner cette génération qui a plus que Jonas. De même la reine de Saba qui a fait un long voyage pour entendre les paroles de Salomon condamnera cette génération qui a ici plus que Salomon.

Jésus a eu pitié de la foule parce qu’ils étaient comme des brebis sans pasteur. Ensuite il a invité ceux qui peinaient et ployaient sous le fardeau à venir prendre son joug à lui. Ce qui suit sont des illustrations du ce fardeau que leur imposent des mauvais pasteurs qui s’attachent à l’observance de la lettre de la Loi plutôt qu’à une réponse à Dieu.

Il y a d’abord l’exemple des pharisiens qui accusent les disciples de violer le sabbat en prenant des poignées de blé parce qu’ils ont faim: moissonner est interdit.

Ensuite ils essaient de compromettre Jésus en utilisant les lois sur le sabbat. Ils lui posent la question: Est-il permis de donner des soins le jour du sabbat? C’était défendu sauf si c’était un cas de danger de mort. Jésus leur répond que les gens savent faire des exceptions aux lois officielles et qu’eux-mêmes iraient sortir leur animal d’un trou le jour du sabbat. C’est à la suite de cela que les pharisiens commencent à comploter pour perdre Jésus.

Mais les pharisiens ne savent plus très bien comment attaquer Jésus. Jésus guérit un possédé. Il essaient de répandre la rumeur qu’il réussit cela par le pouvoir de Satan, Béelzéboul. En d’autres mots, c’est un cas de sorcellerie. Jésus montre qu’ils ont perdu toute logique: comment Satan aiderait-il quelqu’un qui attaque son pouvoir?

Et on arrive au signe de Jonas. Au lieu d’attaquer, ils demandent à Jésus de leur faire voir une preuve. Ils sont bien polis: ils l’appellent Maître (non pas dans le sens de Seigneur mais dans le sens de Maître qui enseigne). La croyance populaire était que le Messie ferait des signes dans le ciel, des prodiges. C’est ce qu’ils demandent à Jésus: un prodige spectaculaire qui leur éviterait l’obligation de croire.

Mais les signes que Jésus fait ne sont pas des prodiges, ni des preuves. Ils interpellent et demandent de la foi pour y répondre. Le signe par excellence est sa parole et sa personne-même. Le signe pour les gens de Ninive à qui Jonas annonçait la punition pour leurs fautes a été simplement la parole de Jonas. C’est à cause de cette parole qu’ils ont fait pénitence et ont été sauvés. De même la reine de Saba n’avait vu aucun prodige. Mais elle avait entendu parler de la sagesse de Salomon. Son désir de sagesse a été le signe qui lui a fait entreprendre un long voyage pour aller entendre Salomon. Or, déclare Jésus, il y a ici plus que la parole de Jonas et plus que la personne de Salomon. Ils n’auront pas d’autre signe que celui-là.

Jean Gobeil SJ