3e Semaine de Pâques

2021/04/20 – Jn 6, 30-35

By samedi 17 avril 2021 No Comments

Après la multiplication des pains, Jésus s’est retiré de la foule. Le soir, il a marché sur les eaux pour rejoindre les disciples et arriver à Capharnaüm. Le lendemain, la foule le rejoint à Capharnaüm. Il leur recommande de chercher la nourriture qui demeure en vie éternelle plutôt que la nourriture qui se perd.. On lui demande alors: “Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu?” Ce qui signifie: Que devons-nous faire pour obtenir cette nourriture? Jésus répond: “L’œuvre de Dieu, “c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé”. Pour connaître et accepter la Révélation il faut commencer par accepter celui qui l’apporte cette Révélation. Quand Jésus demande de croire en lui, on demande alors un signe qu’on peut voir pour pouvoir croire en lui. On invoque le miracle de la manne au désert pour suggérer un miracle semblable.

Quand Jésus dit qu’il est plus que la manne: il est le vrai pain venu du ciel. C’est lui qui donne la vie. Les auditeurs seront prêts à accepter le pain qui vient du ciel mais ils reculeront devant l’affirmation de Jésus qui se donne comme ce vrai pain. Ils diront: Cette parole est trop dure. Finalement ils refuseront de l’écouter.

Ceux qui voudraient un signe de Jésus donnent comme exemple des signes de Moïse pour le peuple d’Israël dans le désert. Ils mentionnent la manne qui était venue apaiser la faim matérielle. Il y avait aussi la soif qui avait été un problème. Moïse avait frappé le rocher et une source avait jailli. Le psaume 105 rappelait ces deux moments critiques de la faim et de la soif : Du pain des cieux il les rassasia ; Il ouvrit le rocher et les eaux jaillirent, dans un lieu sec elles coulaient comme un fleuve. (Ps.105,40-41)

Jésus va parler de la faim et de la soif mais il s’agit de besoins plus profonds que des besoins matériels. Il avait déjà parlé de la soif à la Samaritaine qui était venue pour puiser de l’eau au puits. Il lui avait dit : Qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle. (Jn.4,14)

La Samaritaine avait aussitôt demandé : Seigneur, donne-moi cette eau afin que je n’aie plus soif et ne vienne plus ici pour puiser. (4,15)

Aux gens de Capharnaüm Jésus dit : Le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.
Ils lui dirent : Seigneur, donne-nous de ce pain-là toujours. (Jn.6,33-34)

La Samaritaine eut foi en Jésus quand il lui dit qu’il était ce Messie qu’ils attendaient. Alors elle oublia l’eau matérielle, l’eau du puits. Elle oublia même sa cruche au puits pour aller dire aux gens de son village ce qu’elle avait trouvé.

Quand Jésus dit aux gens de Capharnaüm qu’il est le pain de la vie, ils refuseront en disant il est le fils du charpentier.

Tous, nous avons cette faim et cette soif au fond du cœur. Comme dit saint Augustin:
Seigneur, tu nous a fait un cœur qui reste sans repos tant qu’il ne t’aura pas trouvé.

Jésus vient combler cette faim et cette soif pour ceux qui croient en lui : Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. (Jn.6,35)

Jean Gobeil SJ