L'évangile du mercredi (Mt 6, 1-6.16-18)

Dans la deuxième épître aux Corinthiens saint Paul revient sur le sujet d’une collecte pour venir en aide à l’église de Jérusalem et donner une preuve de leur unité avec cette église. Ici il insiste sur la charité pour les pauvres en général.

Le texte du sermon sur la montagne parle des pratiques religieuses comme l’aumône, la prière et le jeûne. Ces pratiques, pour être valables, comme toute pratique religieuse, doivent être faites avec sincérité devant Dieu, c’est-à-dire avec des motifs qui sont centrés sur Dieu, non sur les autres ou sur soi-même pour se faire valoir.

Saint Paul insiste sur le don et sur la générosité. Il faut se rappeler que Dieu nous donne largement et qu’il aime celui qui donne joyeusement. Ceci nous rappelle l’adage : un saint triste est un triste saint. Notre générosité est bien peu de choses en comparaison des largesses de Dieu pour nous. Et ce que nous donnons dans la simplicité monte vers Dieu comme une action de grâce. Cette action de grâce devrait assurer une joie intérieure profonde.

Matthieu, pour donner des exemples de pratiques religieuses, a retenu l’aumône, la prière et le jeûne, qui étaient des pratiques importantes pour Israël. Il donne des exemples et non pas une liste complète. Il serait très important de ne pas oublier par exemple les gestes sacramentaires comme l’Eucharistie qui continue l’action de grâce du Christ lui-même. Le point que souligne le texte de Matthieu demeure important. Pour être des gestes religieux, il faut qu’ils soient des gestes personnels, des gestes relationnels: ce sont des gestes qui partent du cœur humain pour rejoindre non pas une force anonyme mais un Dieu personnel. Ce Dieu nous attend pour nous renouveler, nous ressourcer, nous rencontrer.

Jean Gobeil SJ

Tournée virtuelle