L'évangile du mercredi (Jn 8, 31-42)

Dans l’échange qui précédait, Jésus avait parlé de son union avec le Père. L’échange s’était terminé par la mention que beaucoup crurent en lui. C’est à eux que Jésus s’adresse, du moins au début. Pour être vraiment ses disciples, il faut qu’ils soient fidèles à sa parole: alors ils connaîtront la vérité et la vérité les rendra libres.

La liberté dont parle Jésus provient de la libération des péchés. Dans l’échange précédent, Jésus avait conclu en disant : Je vous ai donc dit que vous mourrez dans vos péchés. Car si vous ne croyez pas que Je Suis, vous mourrez dans vos péchés. (Jean 8,24) En parlant d’une façon qui le relie à la divinité (Je Suis), Jésus se donne comme le seul et unique sauveur.

Les objections commencent: ils n’ont pas besoin de la liberté car ils n’ont jamais été esclaves. Ils sont des descendants d’Abraham. Ils oublient ce que le Baptiste disait à propos de la descendance automatique d’Abraham : Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham. (Matthieu 3,9)

Ce ne sont plus des disciples de Jésus qui parlent, mais bien des adversaires. Et ils sont dangereux. Ils chercheront à le faire disparaître comme blasphémateur. Et Jésus souligne que leurs actions ne sont pas comme Abraham et qu’ainsi ce n’est pas Abraham qui est leur père. Eux protestent: ils ne sont pas des enfants illégitimes. Nous n’avons qu’un seul Père, qui est Dieu.

Jésus réplique : Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même: c’est lui qui m’a envoyé. Il est d’en haut, comme il l’a dit plus tôt. Il a été envoyé pour apporter la vraie vie et la vraie liberté. Il est le seul Sauveur.

Jean Gobeil SJ
   

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